Mamma Maria – Serena Giuliano

Le deuxième roman de Serena Giuliano nous embarque direction l’Italie ! Alors buvez pronto votre limoncello et finissez votre pizze, on décolle !

Sofia a quitté Paris et elle est revenue dans son village paisible de la côte amalfitaine, dans le sud de l’Italie. Elle y retrouve Maria, la tenancière du café haute en couleur qui s’occupe de tous ses clients comme s’ils étaient tous ses enfants. Il y a Franco, vieux monsieur de 82 ans qui se lève à l’Aube et qui ne passe jamais une journée sans la commencer au café. Et puis Luciano et Ugo, qui jouent à la scopa – un jeu de cartes- toute la journée avec Franco. 

Sofia s’y rend tous les jours aussi pour y travailler. Installée sur la terrasse, elle traduit des romans en français et tente d’oublier Paris et Jérôme. Elle peut compter sur son amie Lella qui est mariée avec le fils de Maria. Cette dernière est toujours méchante avec sa belle-fille, une vraie Maman qui ne comprend pas pourquoi son fils est tombé amoureux d’une Milanaise. Heureusement que Lella lui a offert le plus beau cadeau, un petit-fils parfait.

Toute cette joyeuse troupe vit autour de Maria, femme déterminée, qui contrôle tout et qui ne quittera jamais son café. Tout est paisible et facile. Jusqu’au jour où Franco n’est pas venu chez Maria.


Ce deuxième roman est réussi. J’ai passé un bon moment avec Sofia et Maria. La lecture est agréable et on ressent les effluves de l’Italie rien qu’en tournant les pages.

L’histoire prend une tournure inattendue avec de nouveaux personnages qui débarquent sans prévénir. On s’attache forcement à eux. Et surtout, grâce à eux, les autres personnages nous donnent une toute autre image, pas forcément belle.

Ce récit est mignon. Je n’ai pas d’autre qualificatif. Pourtant, il parle aussi d’actualité et de sujets sensibles et engagés. Malgré tout, j’ai trouvé que ce n’était pas assez approfondi et trop Bisounours. Je ne vous dévoile rien parce que ça serait dommage de spoiler ces rebondissements. Mais pour moi, ça manquait d’intensité alors que c’est un thème très intéressant. Je pense que c’est un parti pris de l’autrice, parce que j’ai senti qu’avant tout, elle a voulu nous offrir un point de vue authentique.

Serena Giuliano est gentille et enthousiaste, tout en étant drôle (enfin moi, je la vois comme ça !), alors ces romans reflètent vraiment ces traits-ci et c’est chouette de pouvoir lire ce genre d’histoire tragique avec un vision plus positive. Ça réchauffe le cœur en tout cas.

Parce que ce roman est avant tout une belle histoire où se mélangent beaucoup les liens affectifs et les amitiés fortes. J’ai aimé voir les relations des personnages, non seulement, elles évoluent mais en plus, j’ai perçu le côté profond de ces liens.

Ce roman est parfait pour les vacances, même si le sujet est difficile, on y voit une lueur d’espoir. Ça fait du bien.

Il se lit assez vite car l’autrice a le don pour nous faire tourner les pages avec son style écriture fluide et ses chapitres courts. Tout est rythmé et l’aternance des narratrices (Sofia et Maria) nous offre deux points de vue différents. J’aime assez ça car on en apprend mieux et nos personnages en sont plus nuancés.

En une phrase : un romanzo da leggere* !

*Un roman à lire !
(J’ai bon pour la traduction ?)

Mamma Maria a reçu le prix Babelio 2020 dans la catégorie littérature française.

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